Elegance du Herisson – Muriel Barbery

L'élégance du hérissonIl y’a plus ou moins un mois, j’ai participé à une lecture commune avec Catherine et Lydie : l’élégance du hérisson.

Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.

L’histoire de base à tout pour plaire, des personnages totalement opposés qui, on ne sait comment, se rencontrent. Tout…ou presque. J’ai détesté ce livre. S’il n’avait pas fait parti d’une lecture commune je l’aurais sûrement refermé. J’ai trouvé que c’était un livre pédant, prétentieux et pour couronner le tout, l’histoire a du mal à tenir debout.

On a donc deux personnages principaux:
Renée, la concierge d’une immeuble de « riche » à Paris. Renée est la caricature même de la concierge, ou du moins c’est ce qu’on pourrait croire, car c’est en réalité une grande addicte de Tolstoi, de la peinture hollandaise et du cinéma japonais. Sauf que Renée en a honte – va savoir pourquoi – et pense que la société n’accepterait pas qu’une concierge soit intelligente – bah oui c’est bien connu, toutes les concierges sont des femmes écervelées qui ne sont là que pour nettoyer nos halls d’entrée – et décide donc de cacher sa culture au monde entier. À part la tonne de préjugés que madame Barbery fait peser sur les épaules de cette pauvre Renée, c’est le personnage qui m’a le plus plu dans ce livre.

Puis il y a Paloma, collégienne surdouée qui passe la moitié du livre à démontrer à tout le monde au combien elle est intelligente – à recours de philosophie de bas étage – et à dénigrer tout ce qui l’entoure. On pourrait presque lui pardonner en utilisant l’excuse de l’adolescence, mais il suffit de lire ses textes prétentieux pleins de mots de plus 10 lettres pour nous convaincre que, finalement, on ne la pardonnera pas, et on lui ferait bien aussi bouffer le livre jusqu’à la dernière page.

Chère Muriele Barbery, il fallait bien que tu l’apprennes un jour… Les livres ne sont pas des tartines où étaler ta culture, la prochaine fois, écrit une encyclopédie. Ce livre  pue le message du genre « je suis intelligente et j’ai décidé d’écrire un livre pour les gens intelligents comme moi ! » (cela dit, tout dépend comment on définit l’intelligence…). Muriel c’est un peu l’Abercrombie de la littérature, en gros. Ca sent la philosophie de bobo-de-gauche, ça déborde le bien-pensant alors que ça pense trop et mal. Bref…

Mais s’il n’y avait que ça, ça irait encore, mais l’histoire en elle même, n’est pas franchement intéressante. Renée et Paloma se rencontrent et deviennent amies en 2,25 secondes -en mode Sim’s- un riche japonais qui n’est pas capable de prendre son courrier tout seul décide de s’intéresser à la concierge et devient ami avec une gamine de 12 ans suicidaire rencontré dans un ascenseur et avec qui il parle pendant environ 23 secondes…

N’allons pas plus loin, je crois que vous avez compris que ce livre ne m’avait franchement pas plu. En allant sur Babelio je me suis rendue compte qu’avec ce livre, on aime ou on déteste, il n’existe pas de demi-mesure !

ps: vous allez me dire « mais t’aimes rien cette semaine ! », et vous avez raison ! Mais je ne le fais pas exprès, c’est un hasard du calendrier ;), je fais mes articles en avance !

25 réflexions sur “Elegance du Herisson – Muriel Barbery

    1. Après avoir lu ton commentaire je me suis rendue compte qu’il y avait de grande chance qu’en réalité, sur babelio, les gens qui commentent sur babelio sont très souvent ceux qui ont adoré ou détesté. Ceux qui ont aimé ont moins d’intérêt à commenté.
      Cela dit l’auteur écrit bien alors même si on aime pas on ne peut pas nier que c’est bien écrit.

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  1. Et bien tu n’y vas pas de main morte! Mais tu as raison, on a tous notre avis, que ca plaise aux autres ou non. Je vais poster ma chronique dans la journee. Bon, notre prochaine lecture commune, j’espere qu’elle se passera mieux!;-)

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    1. Non mais en vrai je dois reconnaître que c’est bien écrit. J’ai écrit la critique des que j’ai fermé le livre alors c’est peut être un peu fort xD. Mais il ne m’a pas plu du tout. J’ai trouvé ça assez prétentieux! J’irais lire ta critique dans la soirée alors.

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  2. J’ai pensé ça du début du livre mais j’ai été ravie par la suite d’avoir su continuer cette lecture car au final elle m’a beaucoup plus, la fin étalant moins de culture et permettant même de comprendre les personnages. Le personnage de la petite est également saisissant, très bien repris dans le film.

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    1. J’étais allée voir ta critique à la fin du livre et en effet je me souviens que tu avais aimé. C’est vrai que la deuxième partie du livre est un peu moins tartine de culture mais je n’ai pas accroché aux personnages et du coup même cette deuxième partie du livre ne m’a pas plu.

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  3. Je l’ai lu aussi et j’ai eu un avis plutôt mitigé. Le personnage de René m’a assez amusée en revanche, j’ai détesté Paloma que j’ai trouvée insupportable. Je comprends donc parfaitement ton avis.
    Et puis bon, les passages philosophiques m’ont franchement gonflée. Bref, je ne garde pas un grand souvenir de cette lecture et je n’ai même pas pris la peine d’en rédiger une critique sur mon blog.

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    1. Oui les passages philosophiques sont carrément chiant et personnellement ne m’ont pas touché du tout… Est ce que c’etait pour rendre le rôle de Paloma encore plus énervant ou c’est de vrais pensées de l’auteur ?!…

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  4. Tu te lâches complètement sur ce livre… Pauvre Muriel Barbery 😉
    J’ai finalement les mêmes idées que toi sur ce livre mais un cran en dessous.
    Espérant que notre prochaine lecture commune soit plus à notre gout.

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  5. Dois-je avoir honte d’avoir aimé et de ne pas y avoir vu un étalage de culture mais simplement de la délicatesse. Loin d’être experte, loin d’être lettrée, j’ai aimé. J’ai aussi aimé « une gourmandise », qui bien qu’apparentée à un livre de cuisine m’a fait vibré me rappelant l’enfance et la transmission culinaire de ma grand-mère…

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    1. Ahah non c’est pas une honte et je suis pas lettrée non plus. Sur ce blog je ne dis pas « la vérité » sur chaque livre mais juste ce que j’en ai pensé. Et ce livre a eu énormément de succès alors il faudra bien que quelqu’un l’ai aimé !

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  6. L’auteur doit avoir les oreilles qui sifflent ! 🙂 Pour ma part, je n’ai jamais réussi à lire ce livre en entier. Gros blocage, pourtant généralement, même quand j’ai du mal à accrocher je finis chaque livre… Mais là, impossible.

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