Histoire d’un squelette – Eiki Matayoshi

 

Ça ne vous arrive jamais d’avoir une soudaine envie de lire tel ou tel genre de livre d’un coup, d’un seul, comme on a une soudaine envie de fraise ? Et bien c’est mon cas. Et pour le coup, j’avais eu une impressionnante envie de lire un livre japonais. Je suis donc allée chiner du côté de la bibliothèque de mes parents (une vraie mine d’or) et j’ai déniché ce livre dont le titre m’a interpellé. Je me suis dit, tiens, c’est spécial de mettre le mot « squelette » dans un titre de livre, ce n’est pas forcément le truc le plus accrocheur qui soit, mais associé avec le mot « histoire » et bien… on se demande justement qu’elle est l’histoire de ce squelette. Me voilà donc parée. Je m’installe et je déguste.

 

L’histoire n’est pas si complexe que cela et perd rapidement son côté énigmatique le squelette n’est autre qu’une découverte archéologique. L’intrigue se déroule autour de cette découverte et des comportements que cela suscite. La totalité de l’action se déroule dans un petit village sur l’archipel d’Okinawa. Archipel appartenant au Japon mais où l’on se rend vite compte du gouffre culturel et psychologique qui les sépare. Au fil du roman, nous suivons Meitetsu, personnage principal dont l’histoire s’entremêle à celle du squelette de façon intrigante. En effet, travaillant dans une grande ville dont le mode de vie se rapproche de celui du Japon, il est considéré comme un étranger (ou presque) dans son village natal où persistent les traditions okinawaïenne. Il rencontre des personnages excentriques dont on se demande s’ils ne sont pas sortis de ses rêves tellement leurs comportements sont étranges.

 

Alors évidement, moi qui voulait lire un livre japonais, au final, je n’ai pas retrouvé exactement ce que je cherchais dedans. Cela dit, il permet de découvrir une partie du Japon assez peu connue pour des occidentaux s’intéressant à la culture japonaise. J’ai donc pu découvrir un équivalent de notre jolie Corse française revendiquant son propre patrimoine, sa propre culture, sa propre langue et par conséquence, sa propre indépendance. Les personnages sont, à mes yeux, un peu farfelus et je trouve le personnage de Meitetsu carrément sexiste. Peut-être que c’est voulu par l’auteur, peut-être pas, peut-être aussi que cela réside dans une mentalité spécifiquement okinawaïenne ? Je pense qu’il faut être Okinawaïen ou y avoir vécu, ou avoir discuté avec l’un d’entre eux, pour se rendre réellement compte si ce livre est bon ou pas. Il faut que je vous précise au passage que Eiki Matayoshi est lui-même okinawaïen qu’il a été lauréat du prix Akutagawa (équivalent du Goncourt en France) et qu’il est extrêmement réputé à Okinawa. J’ai quand même prit plaisir à lire ce livre et découvrir une culture encore différente de la culture japonaise et j’espère bien pouvoir en discuter avec vous si vous l’avez lu (ou quand vous l’aurez lu).

 

Connaissez-vous la culture okinawaïenne ? Si vous avez d’autres livres d’auteurs issus de cet archipel, n’hésitez pas à m’en parler, je serais ravie de satisfaire ma curiosité éveillée avec  Matayoshi !

 

Aza.

6 réflexions sur “Histoire d’un squelette – Eiki Matayoshi

  1. Je ne connaissais pas mais en effet l’intrigue me plaît. Je vais le rajouter à ma longue liste. Nous sommes allés deux fois au Japon mais encore jamais à Okinawa. En livre, j’ai adoré « Les années douces » de KAWAKAMMI Hiromi, ce livre qui a une histoire d’une profonde banalité, mais il m’a ému, et même marqué, si tu le lis un jour je serai vraiment heureuse d’avoir ton avis.

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    1. Je rajoute aussi Kawakami à ma longue liste, je suis toujours curieuses des auteurs japonais. Ca dépayse toujours de lire ces livres. Je te ferais part de mon avis quand je l’aurais lu et j’espère que tu feras de même pour Matayoshi 😀 Merci de ta recommandation de livre en tout cas *-*

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  2. Vraiment intriguant, d’autant plus que sur la couverture je retrouve le genre de statuettes que je créais moi-même quand j’étais petite, assemblant des coquillages avec la glue 🙂

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    1. Ah oui j’imagine que ça doit t’intriguer du coup ! Je pense que c’est le côté « île » d’Okinawa, avec plage et tout ça, qui a peut-être joué pour le choix de la couverture 🙂

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  3. effectivement c’est un titre curieux (Histoire d’un squelette) au point où c’est un peut décevant de découvrir une écriture plate (au sens moins rigoureux du terme. en effet, si l’on ne fait pas attention, la richesse de ce roman réside dans la découverte d’un Japon composite avec des territoire à cultures quelque peu opposées; toutefois Eiki Matayoshi utilise dans la grande discrétion l’intermédialité pour transmettre l’Histoire du Japon et l’intertextualité pour parler des traditions d’Okinawa. une particularité des Okinawaïens, c’est qu’ils sont très superstitieux: tout s’explique par le mythe et la légende.
    zita, au Gabon

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    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi. L’intérêt principal du livre c’est bien le parallèle entre Japon et Okinawa et Matayoshi a fait du bon boulot de ce point de vue là 🙂

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