Cet instant-là – Douglas Kennedy

dkennedyOulala, je suis en retard sur mes articles livre et j’espère pouvoir parler de ce livre correctement deux semaines après la fin de ma lecture…

Écrivain new-yorkais, Thomas Neesbitt, reçoit à quelques jours d’intervalle deux courriers qui le replongent dans son passé : les papiers de son divorce après vingt ans de mariage, puis le journal de son premier amour. 

1984. Parti à Berlin pour écrire, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour Radio Liberty. Il rencontre alors Petra, sa traductrice. Entre eux, naît une passion dévorante. Peu à peu, Petra lui confie son histoire et le récit de son passage à l’Ouest. Thomas est bouleversé. Rien désormais ne semble pouvoir séparer les deux amants…

Tout d’abord, parlons de l’auteur: Kennedy: Il faut savoir que j’ai déjà lu deux livres de D. Kennedy: La poursuite du bonheur qui a été un énorme coup de cœur et que je relirais avec énormément de plaisir, et La femme du Vème qui a été pour moi une grosse déception. Ainsi, Kennedy jouait un peu sa place dans ma bibliothèque avec ce livre. Je ne suis pas très patiente avec les auteurs. Je laisse une chance, voir deux, mais après, c’est fini ! Maintenant que j’y pense, je réagis de la même façon avec les hommes. Comme quoi, je traite mes livres comme une vraie relation amoureuse…

Douglas Kennedy est né à New York, précisément comme le Thomas Neesbitt du livre. Comme Thomas, il a énormément voyagé en Europe et parle plusieurs langues, l’un parle le français couramment, le second l’allemand.. Et pour conclure, comme Thomas, Douglas est un homme divorcé qui possède une maison dans le maine. L’ex femme de Douglas était une femme qui travaillait dans la politique, l’ex femme de Thomas est avocate. Vous faut-il d’autres arguments pour faire clairement un parallèle entre l’auteur et le personnage principal ?

Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que D. K ressemble à mon père, il a quelque chose dans son écriture que je décrirais comme « familière »… il a une manière de penser, de parler qui me fait énormément penser à mon père. Peut être parce qu’ils ont le même age -ou presque.

Alors non, mon père n’est pas divorcé, n’est pas auteur et n’a pas de maison dans le Maine, mais D. K a un regard sur la guerre froide très proche de celui de mon père. C’est un sujet récurent des livres de cet auteur: la guerre froide, et comment lui en vouloir quand on est né en 1955 en Amérique et qu’on a été étudiant en Europe: le centre de toutes les tensions. Ce déchaînement de liberté dans l’esprit des jeunes prendra place au cœur du continent le plus surveillé du monde en cette période.

Cet Instant-là parle d’une notion assez récurrente dans les livres: le moment où tout bascule. Ces quelques secondes qui changent le cour de notre vie à jamais.

Thomas Neebitt nous compte son histoire en deux parties, cet instant fatale étant celui qui divisera sa vie en deux aires bien définie. La première raconte sa jeunesse, ses études, sa famille, son arrivée à Berlin dans le bus d’y écrire un livre et la rencontre avec Petra, l’amour de sa vie. Et puis, cet instant-là, qui changera tout pour lui. La seconde partie reprend la première mais grâce aux yeux de Petra, et là, devant nous, cette jeune femme nous donne les éléments qui nous manquaient pour comprendre comment chacun de ses gestes, de ses mots, comment toute sa vie, ont mené petit à petit à cette conclusion, si tranchante. Malgré la volonté du lecteur de voir les choses se résoudre, Douglas Kennedy nous mène sur le chemin de la fatalité.

Ce sujet n’est pas nouveau pour l’auteur, les deux autres livres que j’ai lu de lui traite aussi de ça. Du temps, de l’histoire personnelle qui conduit à des chemins bien tortueux. Néanmoins, cette fois-ci, Douglas nous donne une conclusion qui n’est pas celle que j’ai cru comprendre dans les deux livres que j’avais lu de lui: La fatalité est une chose, l’accepter en est une autre.

Il oppose tout au long du livre Thomas, incapable de faire face à la réalité, vivant dans le passé, à Petra, cette femme forte qui continue à vivre, quelque soit le coût. Cette femme qui apprend tous les jours à vivre plus heureuse que la veille s’oppose à la faiblesse de Thomas à se confronter à la vie.

Etant donné tous les éléments parallele à la vie de l’auteur on peut se demander si ce livre ne serait pas en grande partie autobiographie ?

Oula, je me rend compte que j’ai écrit un article un peu long et je n’aime pas beaucoup ça pour être honnête, alors concluons: J’ai adoré ce livre ! Légèrement longuet au milieu, mais qui reprend avec un dynamisme incroyable dans la seconde partie. Ce livre est une vraie gifle, tous les éléments sont là pour nous faire passer un bon moment: un contexte historique unique, une histoire d’amour merveilleuse, une morale touchante et la plume de Douglas Kennedy pour nous accompagner page après page.

 

 

18 réflexions sur “Cet instant-là – Douglas Kennedy

  1. J’adore Douglas Kennedy même si certains de ces livres sont baclés. Celui là est plutôt agréable même s’il n’est pas au niveau de « la poursuite du bonheur » !

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    1. Non en effet, j’ai adoré la poursuite du bonheur, c’est un livre que j’ai dévoré ! Je pense qu’il a plus ou moins le même nombre de page que celui ci et je l’avais lu en deux ou trois jours ! (J’avais aussi beaucoup plus de temps libre à l’époque cela dit !)

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  2. Moi aussi j’ai adore celui la. Comme tu dis, un peu longuet mais j’etais contente d’avoir retrouve le Douglas que j’aimais apres quelques livres qui m’avaient decus. Certains l’ont critique d’etre trop gnangnan amour a l’eau de rose moi ca ne m’a pas derange, a contraire, j’etais a fond dans leur histoire et etait tres emue.

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    1. J’avoue que le milieu est très gnangnan surtout quand on sait que leur histoire dure 4 mois xD… C’est un peu court pour décider de se marier, mais bon, l’histoire parle d’un coup de foudre alors ça fait parti du jeu et on accepte le côté gnangnan

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  3. Il faut que je le lise! Pour moi aussi La poursuite du bonheur avait été un coup de coeur, et on m’avait déconseillé La femme du Vème du coup je ne l’ai pas lu! Mais j’ai lu tout plein d’autres livres de cet auteur que j’avais adoré donc je me note celui-ci ^^

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    1. Tu as lu quoi d’autre de lui ? Avec Douglas Kennedy j’ai toujours peur d’être déçu alors j’aimerais bien avoir des conseils ! La femme du Veme en effet je ne le conseil pas. Je crois que j’ai aimé un seul chapitre sur tout le livre !

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      1. Un seul chapitre??? Ah oui, c’est pour dire…
        La poursuite du bonheur reste de loin mon préféré! Après, j’avais bien aimé Les charmes discrets de la vie conjugale et L’homme qui voulait vivre sa vie. Mais le problème avec Douglas Kennedy,c ‘est que beaucoup de ses livres ont la même structure, donc il ne faut pas trop les lire les uns à la suite des autres! 🙂

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