J’ai testé pour vous : Compétition de courts métrages, le Prix du Public

itinérances

Cette année, je n’ai pu passer que deux jours au festival Itinérance. Deux soirées pour être précise. Voici donc la deuxième. Le samedi 21, au soir, c’était la compétition de courts métrages. Elle a lieu chaque année et cette fois, comme j’étais là, je me suis dit pourquoi pas. L’année dernière j’avais choisi d’aller voir autre chose (faut dire qu’ils diffusaient aussi Le Labyrinthe de Pan en même temps, le choix était vite fait!), mais pas cette année. Onze courts étaient en lice dans cette compétition…

La compétition est un rendez-vous important du festival qui se déroule en deux parties. Pour preuve, la première projection commençe à 18h, à 17h15, il y a déjà un monde fou sur place qui fait la queue. Bon, j’étais en avance, heureusement, je me suis mis dans la file attendant patiemment que les minutes passent jusqu’à l’ouverture des portes et me demandant comment cela allait se passer.

A 17h45, enfin, du mouvement. La foule s’agite, le brouhaha augmente de décibels, ça va bouger. On avance en se piétinant, ça pousse (un peu), ça passe devant les autres (beaucoup). Je prépare mon ticket, je sors mon téléphone pour pouvoir joindre ma mère et son amie qui me rejoignent plus tard et je finis par passer le portail du temple du Graal. « Bonsoir », « Bonne projection », « Merci ». Je récupère le papier que l’on me tend sans avoir le temps de trop regarder et je file comme je peux en me faufilant pour accéder à des places pas trop mal placées.

Je suis un peu fébrile. Beaucoup de monde arrive et je garde deux places. J’ai peur que l’on finisse par me dire de libérer les places. Mais elles arrivent enfin et tout se passe bien. Je regarde enfin le papier jaune : c’est la liste des noms des courts métrages que l’on doit noter sur 10. Ouh. Je vais mettre des notes. Je suis contente.

Une jeune femme vient présenter le jury, et les courts métrages de la première séance, et puis finalement, ça commence. Ils sont tous bien. Dur dur de mettre une note sur 10 en fait… Mais bon, il suffit de prendre un critère de réussite (ou deux), d’autant que je ne suis pas une experte en courts métrages. Je retiens donc la chute et le développement en deuxième. Maintenant, la notation est beaucoup plus facile. Les petits films se succèdent, plus ou moins bien réussis selon mes critères retenus et il m’arrive d’être scotchée ou amusée.

La première partie terminée, il faut sortir et mettre le papier jaune dans les urnes prévues à cet effet. Le parcours du combattant puisque, non comptant de devoir gérer un flot humain important, ce flot est confronté à l’embuscade de trop : le buffet de nourriture et de boissons gratuites ! Finalement, en me faufilant, j’accède à l’urne, j’attrape un verre de vin rouge au passage (attendez, c’est gratuit !) et je rejoins ma mère et son amie pour manger rapidement un sandwich fait maison en attendant la deuxième partie.

C’est fois, c’est un papier vert que l’on nous distribue sur le même principe. Nous avons de nouveau droit à la présentation du jury. Enfin, la projection commence. Cette séance là est plus décevante que la première pour moi. Globalement, j’ai mis des notes inférieures sur la deuxième partie par rapport à la première excepté pour le tout dernier courts métrages qui m’a totalement bouleversée. Ce dernier film court s’appelle De bonnes sensations, réalisé par Benoit Rambourg. Il raconte comment un jeune tireur à l’arc paraplégique va être bientôt sélectionné pour les JO. Son masseur étant indisponible, il a une remplaçante qui va lui apprendre avec beaucoup de douceur les centres nerveux chez une personne paraplégique (complètement différents de quelqu’un de valide). La séance terminée, je finis de mettre les notes et on va poser nos bulletins dans l’urne.

Il n’y a plus qu’à attendre les résultats. C’était le lendemain. Malheureusement, le prix du public n’a pas été décerné à mon gros coup de coeur, toutefois, ce film a quand même eu le Grand Prix du Jury (le plus élevé des prix décernés par le Jury) et j’en suis ravie ! Il le méritait entièrement ! Ma petite déception n’a pas duré bien longtemps du coup ! Cela dit, le court métrage choisi par le jury n’était pas non plus mauvais, loin de là (je crois bien que je lui avais mis 9/10, c’est pour dire).

Pour conclure, je retiendrai une chose : c’est assez gratifiant de faire parti d’un jury public et si je peux je recommencerai. Je vous recommande cette expérience si vous en avez l’occasion, on n’aborde pas les choses avec la même vision, on se concentre sur certains aspects, moins sur d’autres et au final, c’est une nouvelle façon de voir le cinéma. A refaire dès que possible !

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