De grandes espérances – Charles Dickens

DSC_0869~2Depuis septembre, j’avais gardé bien au chaud mon exemplaire des Grandes Espérances de Dickens pour le mois de décembre. Oui, le mois de Noël est synonyme de Dickens aussi chez moi, comme chez Lily (probablement à cause de Mr Scrooge). De coup, j’attendais son arrivée avec impatience pour enfin commencer le livre. Le mois de novembre avait été long, avec notamment une lecture qui m’avait un peu déçue. Je n’attendais qu’une chose : pouvoir me blottir dans mon plaid, tasse de thé dans une main et Dickens dans l’autre. Voici donc le résumé du livre dans lequel je me suis plongée à l’approche des fêtes de Noël.

Résumé : Elevé, à la mort de ses parents, par le redoutable dragon domestique que le Ciel lui a donné pour sœur, Pip (Philip Pirrip) semble promis à l’existence obscure d’un jeune villageois sans fortune. C’est compter sans la bienveillance des divinités tutélaires qui veillent sur son enfance. Car Pip a le privilège de vivre au milieu de créatures singulières dont l’existence seule accrédite la croyance au miracle : il y a tout d’abord le sourire débonnaire, l’amitié protectrice et complice de son beau-frère, le forgeron Joe Gargery, puis la rencontre terrifiante mais bientôt miraculeuse d’Abel Magwitch, forçat au grand cœur, émule de Jean Valjean, qui saura lui rendre au centuple son modeste bienfait. Mais il y a surtout la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella. Estella au nom prédestiné, dont la froide et fascinante beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune Pip : « J’ai regardé les étoiles et j’ai pensé que ce serait affreux pour un homme en train de mourir de soif de tourner son visage vers elles et de ne trouver ni secours ni pitié dans cette multitude scintillante. » Car les « grandes espérances » qui portent le jeune Pip ne sont pas les aspirations prosaïques de l’Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, mais bien les puissances du rêve qui nous font chercher le bonheur au-delà de la Sagesse. (Goodreads)

Alors, vu le résumé Goodreads, vous vous dites sûrement que le livre doit être horriblement pompeux et que vous avez une pile à lire bien trop imposante pour le mettre dedans. Détrompez-vous. Rien de pompeux chez Dickens, bien au contraire. Malgré qu’il soit un auteur du XIXe siècle, je n’ai éprouvé aucune difficulté à sa lecture (et je n’ai pas un doctorat en littérature). J’en ai même été plutôt surprise car je me souviens avoir eu plus de mal à ma lecture des Contes de Noël de Dickens. Ici, il n’y a que fluidité et bonheur à parcourir page après page le destin de Pip. Pour tout vous dire, je l’ai lu en une semaine alors que les livres de 600 pages en classique poche, il me fait environ deux semaines en général. Rien que pour ça, c’est un classique sur lequel on peut se jeter sans le moindre scrupule.

En dehors de la plume magnifiquement fluide de Charles (appelons-le par son petit nom), il y a l’ambiance qu’il fait planer sur l’histoire tout au long du livre. Amateurs de Tim Burton à ses heures les plus sombres et poétiques : les Grandes Espérances sont faites pour vous. En effet, j’y ai retrouvé la poésie d’Edward aux mains d’argent et le mystère des Noces Funèbres saupoudrés d’un peu de la décadence londonienne du Barbier de Fleet Street. Et c’est fait avec une subtilité et une facilité qui laisse perplexe. Le lecteur suit les pensées de Pip depuis son plus jeune âge et ce sont donc les pensées d’un jeune enfant à l’imagination débordante que nous découvrons dès les premières pages. Il n’en faut donc pas plus pour accrocher à l’histoire. A la fin de la première page, j’avais déjà du mal à reposer le livre.

Je donne donc 5 birdybooks aux Grandes Espérances sans aucun regret. C’est un livre que je conseille et que je relirai probablement tôt ou tard. Dans l’immédiat, j’ai surtout hâte de lire un autre Dickens, mais je crois que je vais installer une petite tradition pour moi : un livre de Dickens au mois de décembre. Vous avez déjà lu du Dickens, vous ? Je serai curieuse d’avoir vos impressions sur cet auteur… dites-moi tout !

Heberger image

 5birdybook

6 réflexions sur “De grandes espérances – Charles Dickens

    1. Oh je serai curieuse de voir une édition illustrée, l’imagination est énormément sollicitée dans ce livre alors il y a de quoi faire pour les artistes des pinceaux 🙂

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  1. Tu as bien raison, Dickens est fait pour la période de Noël ! Je l’ai passé en sa compagnie également grâce à la série « La petite Dorrit » diffusée sur Arte, un régal ! « Les grandes espérances » seront au programme pour mon Noël 2016, c’est obligatoire, merci 🙂

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